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    AILLEURS....

     

    Puisque c'est Ailleurs qu'il faut être , que j'ai besoin d'être
    Puisque c'est Autre part , l'autre Endroit , là-bas , nulle part ...
    Je m'en vais voir Ailleurs si j'y suis , je ne sais pas où se trouve cet Ailleurs , il parait que c'est toujours plus Beau Ailleurs ...Je m'en vais vérifier si c'est vrai et peut être que je m'y retrouverai ....

    ...

    Baudelaire m'accompagne; 
    Nous allons cueillir ensemble les Fleurs du Mal pour les embraser de Lumière

    Je vous retrouve dans quelques semaines

    Je vous souhaite un bel Eté vers l'Ailleurs de votre choix

    Et je vous embrasse , vous avez ma Tendresse...

    Betty...Harmony


    *****
    Baudelaire.... les Fleurs du Mal ...


    J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans ...-Spleen-AILLEURS....

    .....

    Au dessus des étangs , au dessus des vallées,
    Des montagnes , des bois , des nuages , des mers ,
    Par- delà le soleil, par- delà les éthers
    Par delà les confins des sphères étoilées
    Mon esprit tu meus avec agilité,
    Et comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde
    Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
    Avec une indicible et mâle volupté .
    Elévation - Spleen et Idéal -
    *****


    Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
    Traversé çà et là par de brillants soleils ;
    Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage ,
    Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.
    Voilà que j'ai touché l'Automne des idées ...
    -l'ennemi-
    *****


    Que j'aime voir chère indolente,
    De ton corps si beau, comme une étoffe vacillante
    Miroiter la peau !
    comme un navire qui s'éveille
    Au vent du matin
    Mon âme rêveuse appareille
    Pour un ciel lointain
    -Le Serpent qui danse-
    *****


    ......"Que c'est un dur métier d'être belle femme
    Et que c'est le travail banal
    De la danseuse folle et froide qui se pâme
    Dans un sourire machinal ;
    Que bâtir sur les coeurs est une chose sotte ;
    Que tout craque , amour et beauté ,
    Jusqu'à ce que l'Oubli les jette dans sa hotte
    Pour les rendre à l'Eternité !"
    ...J'ai souvent évoqué cette Lune enchantée,
    Ce silence et cette langueur,
    et cette confidence horrible et chuchotée
    Au confessionnal du Coeur ...
    -Confession-
    *****


    Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
    Valse mélancolique et langoureux vertige !

    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
    Le violon frémit comme un coeur  qu'on afflige;
    Valse mélancolique et langoureux vertige !
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;

    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ,
    Un coeur tendre , qui hait le néant vaste et noir !
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige .

    Un coeur tendre , qui hait le néant vaste et noir,
    Du passé lumineux recueille tout vestige!
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ...
    Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
    -Harmonie du soir -
    Du passé lumineux recueille tout vestige .....
    *****

    AILLEURS....


    Mon enfant , ma Soeur , Songe à la douceur
    D'aller là-bas vivre Ensemble !
    Aimer à loisir,
    Aimer et mourir
    Au pays qui te ressemble !
    Les soleils mouillés
    De ces ciels brouillés
    Pour mon esprit ont les charmes
    Si mystérieux, de tes traîtres yeux ,
    Brillant à travers leurs larmes.
    Là , tout n'est qu'ordre et beauté,
    Luxe calme et volupté.
    Des meubles luisants
    Polis par les ans ,
    Décoreraient notre chambre;
    Les plus rares fleurs
    Mêlant leurs odeurs
    Aux vagues senteurs de l'ambre,
    Les riches plafonds,
    Les miroirs profonds,
    La splendeur orientale,
    Tout y parlerait
    A l'Ame en secret
    Sa douce langue natale .
    Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
    Luxe , calme et volupté.
    Vois sur ces canaux
    Dormir ces vaisseaux
    Dont l'humeur est vagabonde ;
    C'est pour assouvir
    Ton moindre désir
    Qu'ils viennent du bout du Monde.
    - Les soleils couchants
    Revêtent les champs,
    Les canaux , la ville entière,
    D'Hyacinthe et d'or;
    Le monde s'endort
    Dans une chaude Lumière.
    Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
    luxe , calme et volupté.
    - l'invitation au voyage -
    *****


    Tout cela ne vaut pas le poison qui découle de tes yeux , de tes yeux verts,
    Lacs où mon Ame tremble et se voit à l'envers ...
    Mes songes viennent en foule , pour se désaltérer à ces gouffres amers
    -Le Poison-
    *****


    Homme Libre toujours tu chériras la mer!
    La mer est ton miroir ; Tu contemples ton Ame
    Dans le déroulement infini de sa lame ,
    Et ton Esprit n'est pas un gouffre moins amer .
    Tu te plais à plonger au sein de ton image  ;
    Tu l'embrasses des yeux et des bras et ton Coeur
    Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
    Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage .
    Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets ;
    Homme , nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
    O mer nul  ne connaît tes richesses intimes ,
    Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
    Et cependant des siècles innombrables
    Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
    Tellement vous aimez le carnage et la mort ,
    O lutteurs éternels , ô frères implacables!
    -L'Homme et la Mer-
    *****


    Devant les suppliants sait mettre bas les armes ,
    Et son Coeur , ravagé par la flamme, a toujours,
    Pour qui s'en montre digne , un réservoir de Larmes ...
    -Sisina-
    *****


    Ce soir la Lune rêve avec plus de paresse ;
    Ainsi qu'une beauté , sur de nombreux coussins ,
    Qui d'une main distraite et légère caresse
    Avant de s'endormir le contour de ses seins ,
    Sur le dos satiné des molles avalanches,
    Mourante , elle se livre aux longues pâmoisons,
    Et promène ses yeux sur les visions blanches
    Qui montent dans l'azur comme des floraisons .
    Quand parfois sur ce globe , en sa langueur oisive,
    Elle laisse filer une larme furtive,
    Un poète pieux , ennemi du sommeil,
    Dans le creux de sa main prend cette larme pâle ,
    Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
    Et la met dans son Coeur loin des yeux du soleil.
    - Tristesses de la Lune-
    *****

    AILLEURS....


    .....Résigne-toi mon Coeur  ; Dors ton sommeil de brute .
    Esprit vaincu , fourbu ! Pour toi vieux maraudeur ,
    L'Amour n'a plus de goût, non plus que la dispute ;
    Adieu donc , chants du cuivre et soupirs de la flûte !
    Plaisirs , ne tentez plus un coeur sombre et boudeur !
    Le Printemps adorable a perdu son odeur !
    Etle Temps m'engloutit minute par minute , ....
    -Le goût du Néant-
    *****


    Horloge! Dieu sinistre , effrayant , impassible,
    Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens toi .
    Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
    Se planteront bientôt comme dans une cible ;
    Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
    Ainsi qu'une Sylphide au fond de la coulisse ;
    Chaque instant te dévore un morceau du délice
    A chaque Homme accordé pour toute sa saison.
    Trois mille six cent fois par heure , la Seconde
    Chuchote : "Souviens toi! - rapide, avec sa voix
    D'insecte , Maintenant dit : je suis Autrefois,
    Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
    Remeber ! Souviens toi, prodigue ! Esto memor !
    (mon gosier de métal parle toutes les langues )
    Les minutes, mortel folâtre sont des gangues
    Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !
    Souviens toi que le Temps est un joueur avide
    Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
    Le jour décroît , la nuit augmente, souviens toi!
    le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide .
    Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard
    Où l'Auguste Vertu, ton épouse encor vierge ,
    Où le Repentir même (oh la dernière auberge)!
    Où tout te dira : Meurs , vieux lâche ! Il est trop tard !"
    -L'Horloge-
    *****


    Un éclair... puis la nuit fugitive beauté
    Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l'Eternité ?
    Ailleurs , bien loin d'ici ! trop tard! jamais peut-être!
    Car j'ignore où tu fuis , tu ne sais où je vais ,
    O toi que j'eusse aimée , ô toi qui le savais !
    -A une Passante-
    Tableaux parisiens
    *****


    Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
    Entre des quais roses et verts ,
    pendant des millions de lieues,
    vers les confins de l'Univers ;
    C'étaient des pierres inouïes
    et des flots magiques ; c'étaient
    D'immenses glaces éblouies
    Par tout ce qu'elles reflétaient!
    -Rêves parisiens-
    *****

    AILLEURS....


    L'Amour est assis sur le crâne
    De l'Humanité
    Et sur ce trône le profane,
    Au rire effronté,
    Souffle gaiement des bulles rondes
    Qui montent dans l'air,
    Comme pour rejoindre les Mondes
    Au fond de l'Ether.
    Le globe lumineux et frêle
    prend un grand essor,
    Crève e crache son Ame grêle
    Comme un songe d'or.
    J'entend le crâne à chaque bulle
    prier et gémir :
    -" Ce jeu féroce et ridicule ,quand doit-il finir?
    Car ce que ta bouche cruelle
    éparpille en l'air,
    Monstre assassin , c'est ma cervelle ,
    mon sang et ma Chair ! "
    l'Amour et le Crâne - Fleurs du Mal
    *****


    Sois sage ô ma douleur et tiens toi plus tranquille
    Tu réclamais le soir; il descend; le voici;
    Une atmosphère obscure enveloppe la ville ,
    Aux portant la paix , aux autres le souci.
    Pendant que des mortels la multitude vile ,
    Sous le fouet du Plaisir , ce bourreau sans merci,
    va cueillir des remords dans la fête servile,
    Ma Douleur , donne-moi la main; viens par ici,
    Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
    Sur les balcons du ciel en robes surannées;
    Surgir du fond des eaux le Regret souriant;
    Le soleil moribond s'endormir sous une arche,
    Et comme un long linceul traînant à l'Orient,
    Entends , ma Chère , entends la douce Nuit plein de qui marche
    -Recueillement-
    *****


    Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ,
    La honte , les remords, les sanglots , les ennuis ,
    Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
    Qui compriment le Coeur comme un papier qu'on froisse ?
    Ange plein de gaité connaissez- vous l'angoisse ?
    Ange plein de bonté , connaissez vous la haine,
    Les poings crispés dans l'ombre et les larmes  de fiel,
    Quand la Vengeance bat son infernal rappel ;
    Et de nos facultés se fait le capitaine .
    Ange plein de bonté , connaissez-vous la haine ?
    Ange plein de santé ,  connaissez-vous les Fièvres,
    Qui , le long des grands murs de l'hospice blafard ,
    Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard ,
    Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?
    Ange plein de santé , connaissez-vous les Fièvres?
    Ange plein de Beauté , connaissez-vous les rides ,
    Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
    De lire la secrète horreur du dévouement
    Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ?
    Ange plein de Beauté , connaissez-vous les rides ?
    Ange plein de Bonheur , de Joie et de Lumière ,
    David mourant aurait demandé la Santé
    Aux émanations de ton corps enchanté ;
    Mais de Toi je n'implore , Ange , que tes prières
    Ange plein de Bonheur , de Joie et de Lumière
    -Réversibilité- Spleen et Idéal

     

    ...

    AILLEURS....

    ....


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    ...MON COEUR...

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    Quoi Mon Cœur ; Est ce toi qui frissonnes

    De mes Automnes devenus languissants

    De mes étés brûlants se finissant

    De ces prémices d'Hiver qui questionnent ?

     

    Si parfois Mon Cœur s'arraisonne

    Des ces Heures fatales d'un Temps de l'Antan

    Ces lois d'oubli , ce sort puissant

    D'autre fois il  s'affole, s'emprisonne de maldonnes

     

    Ah ! Pourquoi Mon Cœur tu t'étonnes !

    D'un espace sans contour encore vibrant

    De ces silences perfides rusant

    Mon Cœur se cogne , s'assomme et abandonne ....

     

    Pardonne j'écorne Mon Cœur , entends le Temps du maintenant ,

    Frissonne mon Cœur , entends l'automne chantonne 

    Frissonne Mon Cœur 

    Aux couleurs qui détonnent, aux sons qui soupçonnent,

    Aux mots qui soupçonnent et détonnent et ...Frissonne 

    A ton devenir , il peine et se chiffonne

    Mais quoi ! Mon Cœur pardonne

    Du maintenant , tu frissonnes ...

    ...

    ...MON COEUR...

     

    Betty...Harmony

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    Devin Divin dis moi ce qui m'anime

    Devin Devine ce qui m'anime

     DEVIN....DEVINE

    Pour un Divin Destin

    Divines rimes sur Parchemin

    Des Liens Sacrés en prime

    Du Bien des Biens sans fin ni faim

     

    Ou tiens Devin

    Dis moi ce qui ranime

     

    Pour un Destin de ruines

    De faim sans fin

    Des Liens Défunts

    Dérives Déprimes Abîmes....

     

    Eh bien Devin Malin

    A ravir tu envenimes

     

    Divin Devin

    Je ris tu blémis tu geins

    Tu en perds ton latin

    Mentir n'est pas un crime

     

     Mais Devin ce n'est pas Digne

    Vraiment Devin Tu ne sais rien

     

    Devin Livide Devine ....

    La Divine Maligne

    N'a plus rien d'Humain

    Divine reprend son Destin

    Et tient au creux de ses Mains

    Le Venin du Devin....

     

    DEVIN....DEVINE

     

    Devine enfin ce qui m'anime

    Sais tu enfin ce qui m'anime

    ...Devin...Devine...La Divine...

     

    Betty...Harmony

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